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Restauration de la continuité hydrologique du fleuve Selune
Restauration de la continuité hydrologique du fleuve Selune
Le fleuve Sélune fait l’objet d’un projet de renaturation qui entre dans sa seconde phase avec la vidange du barrage de la Roche-Qui-Boit. À terme, 90 km de rivière seront entièrement ouverts à la reconquête de la biodiversité.

La Sélune est l’un des 3 fleuves côtiers de la baie du Mont-Saint-Michel. Deux barrages hydroélectriques de 36 et 16 mètres y ont été construits dans la première moitié du 20e siècle : le barrage de Vezins et celui de La Roche-Qui-Boit, modifiant profondément le cours d’eau, les paysages, la faune et la flore.

Un programme ambitieux de restauration du cours d’eau par démantèlement de ces deux barrages a été décidé en 2009, lors du Grenelle de l’environnement. Il doit permettre le retour de nombreuses espèces de poissons migrateurs, dont certains sont menacés d’extinction, comme l’anguille européenne ou le saumon atlantique. 
 
La première phase de ce programme a été réalisée en 2020, avec le démantèlement du barrage de Vezins par la DDTM en 2020, rendant au fleuve Sélune son cours naturel. Du fait des retards pris durant la crise sanitaire, un report de la vidange du barrage de la Roche-Qui-Boit, initialement prévue au printemps 2021, s’est avéré nécessaire.

Pour limiter les risques à l’aval, notamment en cas de crues, l’Office français de la biodiversité a recommandé au ministère de la transition écologique et à EDF de ne pas réaliser ces travaux avant le printemps 2022.

Après avoir réalisé un point d’étape avec les acteurs concernés, Bérangère Abba a demandé au préfet de la Manche et à EDF de fixer cet horizon pour la vidange ; elle leur demande dans l’intervalle d’affiner l’estimation du volume de sédiments mobilisables et de compléter les prescriptions applicables aux travaux (vidange puis démantèlement).

EDF assure la maîtrise d’ouvrage de la vidange et du démantèlement de l’ouvrage de la Roche-Qui-Boit. L’agence de l’eau Seine Normandie, établissement public du ministère de la transition écologique, finance l’arasement et la renaturation dans le cadre de son programme d’intervention, en concertation avec le syndicat mixte du bassin de la Sélune, pour un montant total d’aides de 56 millions d’euros. Un suivi scientifique des effets écologiques de la renaturation est assuré par l’INRAE et l’OFB.




 
Par la rédaction, le 04/10/2021
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