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AREP pilote la transition écologique du Grand Duché du Luxembourg
AREP pilote la transition écologique du Grand Duché du Luxembourg
AREP et ses partenaires, Taktyk, Quattrolibri, Institut de la transition environnementale Sorbonne Université (SU-ITE) et Mobil’homme, sont parmi les quatre lauréats de la dernière phase de « Luxembourg in transition - Visions territoriales pour le futur décarboné et résilient de la région fonctionnelle luxembourgeoise ».

Cette consultation internationale et pluridisciplinaire a été lancée en octobre 2020 par le Département de l’aménagement du territoire (DATer) du ministère de l’Énergie et de l’Aménagement du territoire du Luxembourg.

Leur mission d’ici à décembre 2021 consistera à produire un scénario territorial de transition écologique et bas carbone à l’horizon 2050 pour le Grand-Duché de Luxembourg et ses territoires frontaliers qui aura vocation à doter le Département de l’aménagement du territoire (DATer) de méthodes, de règles et de scénarios susceptibles d’orienter sa politique d’aménagement du territoire en concordance avec les engagements environnementaux du gouvernement tant au niveau national qu’à l’échelle européenne et mondiale.


« Paysage capital »

Le sol est la matière première de la transition et de la décarbonation. Le projet « Paysage capital » conçu par l’équipe f(lux) menée par AREP, se traduit ainsi par l’élaboration d’une stratégie à partir de chaque mètre carré de la région fonctionnelle. Il s’agit de le protéger, de l’enrichir, et de le reconnecter aux dynamiques locales, mitoyennes, voisines, pour révéler son pouvoir au sein du métabolisme du territoire. 

Le projet « Paysage capital » se décline en quatre grands principes d’action : 
- Décarboner les mobilités en transformant l’affordance du territoire, c’est-à-dire en réorientant sa propension à susciter certains usages plutôt que d’autres (affordance bénéficiant aujourd’hui largement à l’automobile). Cinq axes de transformation sur toutes les échelles seront mis en œuvre parmi lesquels :
- La stimulation de la vie de proximité pour réduire le besoin de déplacements de longue portée (stratégie dite de la « ville du quart d’heure ») ;
- La réaffectation de 50% des surfaces de voirie au profit des mobilités bas carbone (marche, vélos, transports en commun électrifiés) ;
- Inventer un nouvel urbanisme agricole : du paysage à l’assiette, et inversement. Le territoire agricole du Luxembourg représente 52% de sa superficie. Or, son autonomie alimentaire en ce qui concerne la production de fruits et légumes est de seulement 3%. Le projet vise une transition vers des régimes alimentaires moins carnés qui doit permettre, entre autres :
- La réduction de l’empreinte carbone de l’alimentation des habitants de la région fonctionnelle luxembourgeoise ;
- La relocalisation de la production agricole à proximité immédiate des villes et villages ;
- Réinvestir la forêt : les forêts de la région fonctionnelle luxembourgeoise constituent un véritable capital à préserver pour parvenir à la neutralité carbone (elles représentant 34.3 % du territoire). Pour répondre au triple impératif d’activation de leur potentiel de séquestration carbone, d’adaptation au changement climatique et de préservation de la biodiversité, l’équipe f(lux) combine plusieurs propositions, parmi lesquelles :
- La coordination de nouveaux modes d’exploitation (sylviculture irrégulière) favorisant une plus grande diversité spécifique, génétique et générationnelle des forêts ;
- Et le développement de nouvelles filières d’utilisation des matériaux biosourcés au sein du secteur de la construction.
- Tendre vers le Zéro Artificialisation Brute (ZAB) : entre 2009 et 2015, l’artificialisation des sols s’est poursuivie à un rythme de 2,7% au Luxembourg, contre 2,1% en Lorraine, 2,3% en Rhénanie-Palatinat, 1,8% dans la Sarre et 1,6% en Wallonie.

Le projet « Paysage capital » fait la proposition de construire moins, de questionner fondamentalement les besoins et les programmes, d’intensifier intelligemment l’usage du bâti existant, de lutter contre l’obsolescence des lieux, en multipliant les fonctions, en privilégiant la réhabilitation et en faisant évoluer les référentiels culturels.

Afin d’expérimenter la mise en œuvre de cette stratégie à l’échelle locale, l’équipe f(lux) a sélectionné quatre sites d’étude (démonstrateurs) dont un en France, à proximité immédiate du Luxembourg, choisis à la fois pour leur diversité et pour leur représentativité de la région fonctionnelle luxembourgeoise.

Ils constituent quatre esquisses des projets de transition à inventer localement pour mener à bien la transition écologique de la région fonctionnelle luxembourgeoise. Chaque site se voit associé à une mise en œuvre spécifique de la stratégie définie par le projet « Paysage capital ».


Les intervenants

Maîtrise d’ouvrage : Ministère de l’Énergie et de l’Aménagement du territoire - Département de l’aménagement du territoire, DATer – Luxembourg
Maîtrise d’œuvre : le groupement f(lux) composé des partenaires suivants :
AREP (mandataire)
Taktyk, paysagistes-urbanistes (Thierry Kandjee et Simon Auperpin)
Quattrolibri, conseil en stratégies de transition écologique (Julien Dossier) 
Institut pour la Transition Environnementale – Sorbonne Université SU-ITE, changement climatique, écologie et biodiversité, agro-écologie (Luc Abbadie et Jean-Jacques Perrier)
Mobil’homme, sociologie urbaine des mobilités (Marc-Antoine Messer)
Par la rédaction, le 30/06/2021
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