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Dépollution par désorption thermique à Saint-Etienne
Dépollution par désorption thermique à Saint-Etienne
L’Epora, établissement public foncier, a lancé début 2019 une grande opération de dépollution par désorption thermique sur le site de Stronglight à Saint-Etienne.
 
Sur la ZAC de Châteaucreux, à proximité de la gare de Saint-Étienne, le traitement des terres polluées de l’îlot Stronglight est réalisé sur site au moyen d’une technique de désorption thermique à grande échelle pour permettre la reconversion d’un ancien site industriel en zone résidentielle et espaces verts.
 
L’îlot Stronglight, qui s’étend sur 10 hectares, doit en effet accueillir un projet chargé d’assurer l’ouverture de la gare et d’aménager un quartier résidentiel de 400 logements et des espaces verts.

Le site, classé ICPE, a accueilli diverses activités industrielles pendant une centaine d’années. Les diagnostics environnementaux ont révélé une contamination du sous-sol aux métaux lourds, hydrocarbures, COHV-et, dans une moindre mesure, PCB et HAP.
 
Afin d’assainir le site, le maître d’ouvrage Epora en pilote la dépollution avec le soutien de l’Apave (AMO), Tesora (maître d’oeuvre) et Valgo, qui réalise les travaux. Les opérations portent sur l’excavation, le tri, le traitement par désorption thermique (venting) et le réemploi des terres.
 
Sur les 56 000 t de terres polluées, 26 000 t seront remobilisées en l’état après contrôle de leur conformité aux futurs usages du site, et 30 000 t seront traitées par désorption thermique à basse température pour être également réemployées.
 
La méthode de désorption thermique, encore peu répandue, consiste, après excavation, à décontaminer les terres polluées par chauffe pour évacuer les polluants par volatilisation. La montée en température des terres, amoncelées par piles de 1 000 m3, atteint rapidement 100 °C, puis stagne pendant la phase d’évaporation de l’eau avant d’être poursuivie jusqu’à 220 °C.
 
La chauffe d’une pile dure 3 à 4 mois, le temps de récupérer, via un réseau d’extraction (venting), les polluants sous forme gazeuse et liquide pour être ensuite épurés dans des filtres à charbons actifs. La technique, très fiable, permet de traiter des sols fortement pollués.
 
Par la rédaction, le 19/06/2019
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